
Le fils de l’ogre
par Éric Stalner
Éditions Grand Angle
Avis : 4,5 / 5
L’avis
L’auteur complet Éric Stalner n’en finit pas d’embarquer le lecteur dans ses histoires toujours aussi bien construites où se mêlent souvent les rapports de classes sociales et les histoires d’amour…
Cette fois, on se délecte à s’immerger dans un récit de cape et d’épée haletant où les retournements de situation sont légion. Si le scénario s’avère plutôt classique, il n’en est pas moins intéressant et remarquablement mis en images et couleurs.
Le pitch

Si le noble déchu Guillaume-Paulin Valdéran de Langres avait su qu’en arrachant un nourrisson aux flots tumultueux d’une rivière des Cévennes, il s’attirerait les foudres du baron de Lazes, surnommé « l’Ogre », il aurait sans doute réfléchi à deux fois avant de porter secours à l’enfant.
Car ce nourrisson n’est autre que l’héritier du baron. Si ce dernier se soucie peu du suicide de son épouse, il est en revanche prêt à tout pour récupérer son fils, quitte à mettre la région à feu et à sang.
Commence alors pour Guillaume-Paulin une course-poursuite impitoyable, où le baron et ses hommes de main ne reculeront devant rien pour reprendre l’enfant.
Le scénario

Le scénariste Éric Stalner réalise une histoire rocambolesque où le bandit au grand cœur et le despote sanguinaire s’affrontent sans merci. Les dialogues sont aussi alertes que la succession de chausse-trappes et autres échauffourées qui peuplent le récit sans parler du terrible secret qui embarrasse bien le comte.
Le scénario aborde des thèmes chers à l’auteur tels que la filiation et l’injustice sous toutes ses formes.
Avec un découpage des plus minutieux, l’auteur entraine le lecteur dans un récit haletant à l’issue incertaine jusqu’à son épilogue.

Le dessin
Dès les premières pages du récit, on sent que le dessinateur Éric Stalner prend un réel plaisir à mettre en images son récit chevaleresque en faisant évoluer ses personnages, aux gueules bien affirmées, dans de superbes décors enjolivés par de belles couleurs numériques.
Ce que j’ai aimé
- Les paysages cévenols du 18ème siècle, envoutants.
- Un récit de cape et d’épée où l’on ne s’ennuie pas un seul instant.
- Les rapports humains qui s’affirment au fur et à mesure du récit.
- Le contraste des ambiances, de l’attachement du sauveur au nourrisson à la haine viscérale du père indigne.
Bernard Launois


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