Equation à une inconnue : où est la solution ?

Equation à une inconnue
Equation à une inconnue par Fédéric Peynet

Équation à une inconnue
par Frédéric Peynet
Éditions Grand Angle
Avis : 3,5/5

L’avis

Peut-on retrouver une inconnue vingt-six ans après l’avoir croisée à la piscine municipale alors qu’on est sévèrement myope et qu’on n’avait pas ses lunettes ? C’est tout le propos de ce volumineux album dont Frédéric Peynet signe à la fois le scénario et le dessin. L’idée est amusante et l’on prend plaisir à suivre Olivier Béthany dans une succession de saynètes, parfois improbables, qui le ramènent sur les traces de son passé.
Reste une question : fallait-il raconter cette histoire sur autant de pages ?

Le pitch

À 18 ans, Olivier fait une rencontre à la piscine. Une jeune fille lui avoue son intérêt, mais il ne la distingue qu’à travers un brouillard permanent en raison de sa forte myopie. Vingt-six ans plus tard, devenu chauffeur de taxi et fraîchement divorcé, Olivier Béthany prend en charge une passagère qui le conduit jusqu’à son village natal. Ce voyage fait ressurgir le souvenir de cette mystérieuse inconnue. Dès lors, son entourage se mobilise pour l’aider à retrouver celle dont il n’a jamais vraiment vu le visage.

Le scénario

Frédéric Peynet

Frédéric Peynet signe ce récit d’une centaine de pages. Son protagoniste avale les kilomètres pour conduire une jeune femme dans un hôpital proche de son village natal. Au fil de leur discussion, il se remémore cette jeune fille croisée à la piscine qu’il n’avait pas pu distinguer en raison de sa forte myopie : son inconnue. Comment résoudre une telle énigme lorsqu’on ne dispose d’aucune information ?
De nombreuses séquences, pas toujours utiles, se succèdent pour tenter de mettre un nom sur ce souvenir de jeunesse. Le rythme du récit demeure inégal. Quant à la fin, elle laisse un goût d’inachevé. L’épilogue repose en effet sur un concours de circonstances un peu trop providentiel pour convaincre pleinement, comme si le scénariste n’avait pas trouvé de manière réellement satisfaisante de conclure son histoire.

Le dessin

Le dessin est assurément le point fort de l’album. Les visages sont expressifs. Les personnages bien campés. Les décors soignés. On se laisse emporter par l’univers créé par l’auteur.

Ce que j’ai aimé

  • Le sujet de l’histoire
  • Le titre
  • Le dessin et les couleurs de Frédéric Peynet

Marc Carlot

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*