Falstaff : une tragi-comédie shakespearienne

Falstaff

Falstaff
par Pierre Boisserie et Pierre-Antoine Goho
Éditions Delcourt
avis : 4/5

L’avis

Quel plaisir de se (re)plonger dans l’univers de Falstaff, ce personnage inclassable qui ne recule devant rien, quitte à se ridiculiser pour mieux rebondir. Un récit virevoltant où les personnages principaux, le truculent Falstaff et le jeune Hal, le prince de Galles, se cherchent et se repoussent l’un l’autre. Assurément une revisite salutaire de deux des plus célèbres pièces de théâtre de William Shakespeare qui suscitera peut-être le désir de les revoir ou d’en relire les textes originaux.

Le pitch

Début du XVème siècle, alors que le roi Henry IV règne sur l’Angleterre, son fils Hal s’est encanaillé dans les bas-fonds de Londres avec Falstaff, le roi de la vantardise, prince des débauchés qui n’a qu’une idée en tête : celle de redorer son blason auprès du roi afin de profiter de ses largesses. Quitte à utiliser le prince pour arriver à ses fins. Mais qui profitera le mieux de l’autre ?

Le scénario

Pierre Boisserie

Pierre Boisserie a su conserver de nombreuses tirades des pièces originales. Il préserve ainsi la force du texte de William Shakespeare tout en dynamisant le scénario pour la bande dessinée. Le rapport de force entre les protagonistes est bien rendu. Les joutes verbales qui traversent le récit n’en ressortent que mieux.

Le dessin

Goho

Quoi de mieux que le dessin pour donner vie au texte et renforcer l’immersion ? Goho y parvient très bien. Les cases sont nombreuses, compte tenu de la densité du récit, mais elles restent agréables et faciles à lire.
Le dessin réaliste est composé de personnages très expressifs évoluant dans des décors particulièrement fouillés. Le tout est remarquablement mis en couleurs par Isabelle Merlet.

Ce que j’ai aimé

  • Une remarquable adaptation idéale pour renouer avec l’univers shakespearien.
  • Le dessin réaliste avec ses personnages expressifs et ses décors soignés.
  • Les couleurs qui donnent l’ambiance du récit.

Bernard Launois

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